À propos

En février 2018, à l’occasion du Nouvel An chinois, la mairie de la ville de Chambon-sur-Lignon a organisé un Festival de la culture chinoise au Parc International Cévenol. En tant que conservateur, je suis retourné en Chine durant l’hiver 2017, à la recherche d’excellentes œuvres d’art, espérant pouvoir les exposer en France. Par hasard, j’ai eu le privilège de découvrir l’authenticité de la peinture à l’encre de Liu Zhibai. La première fois que j’ai posé mes yeux sur les peintures de Liu Zhibai, j’ai été ému à l’extrême, comme si j’avais trouvé un trésor. Leurs atmosphères majestueuses et inspirations esthétiques sous les coups de pinceau hasardeux m’ont laissé une impression indélébile. Devant l’intégration parfaite de l’encre chinoise, mes yeux ne pouvaient s’affranchir de la scène montagneuse et tranquille, comme si je ressentais les impressions de liberté et de pureté qui remplissaient le cœur de l’artiste lorsqu’il les a peintes. Je ne pouvais m’empêcher de m’interroger : quel genre d’artiste était-ce là ?

Quelle occasion chanceuse j’ai eue, grâce à des amis qui connaissaient des proches de Liu Zhibai : le sixième fils Weixiang, le dixième fils Weishi, le onzième fils Weiyang et l’arrière-petit-fils Hu Shipeng. Ce qui est intéressant, c’est que sous l’influence des enseignements oraux et gestuels de Liu Zhibai, chacun d’entre eux a acquis une virtuosité unique en matière de peinture. Liu Zhibai est né dans une famille aisée et a toujours aimé la peinture. Il a vécu ses jeunes années durant l’éruption de la Seconde Guerre mondiale, son village natal était tombé sous le joug de l’armée japonaise. Pour ne pas se soumettre au régime de l’envahisseur, il s’exila avec sa peinture, sa femme et ses enfants, après quoi il a subi le terrible impact de la révolution culturelle chinoise. Les décennies suivantes ont été une alternance de hauts et de bas, l’artiste a invariablement poursuivi sa création, nageant dans son monde d’encre. Après avoir embrassé l’étude des œuvres chinoises anciennes, il a forgé sa propre langue artistique distinctive. Dans le même temps, il a également légué une grande richesse à l’étude et à la recherche dans le domaine de l’encre chinoise, lui faisant prendre une nouvelle hauteur. Professionnel du domaine des échanges culturels et artistiques entre la Chine et la France, j’ai réalisé qu’amener les peintures de Liu Zhibai en France était ma mission.

Grâce aux efforts de l’ensemble des acteurs, en février 2018, le travail du peintre a été invité pour être exposé au Festival de la culture chinoise organisé par la ville de Chambon-sur-Lignon en France. Colette Roucoux (propriétaire de la galerie d’art d’Annonay 26FK et présidente de l’association artistique La Moustache des Dentelles dans la même ville) est venue prendre part au festival culturel ; elle a observé l’exposition et est tombée amoureuse des œuvres de l’artiste chinois. Plus tard, en avril, j’ai reçu une invitation de sa part ainsi que de la mairie de la ville d’Annonay pour tenir une seconde exposition du peintre Liu Zhibai dans la galerie 26FK. Du fait que le travail de Liu Zhibai a graduellement gagné l’intérêt du public français et du grand nombre de reportages dans les médias et de partages de la nouvelle, j’ai reçu des invitations de bon nombre de galeries parisiennes, dont celle de Galerie New Image, qui accueille cette exposition.